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Récipiendaires du prix LP Pigeon
2009
Me Christian Trépanier
À l’occasion de la rentrée judiciaire du Barreau de Québec, le 11 septembre dernier, le Jeune Barreau de Québec a décerné le prix Louis-Philippe Pigeon à Me Christian Trépanier.
Dès le tout début de sa carrière, Me Christian Trépanier a su se démarquer comme un avocat plaideur d’une qualité exceptionnelle, doté d’un esprit juridique vif, d’une polyvalence enviable et d’une rigueur intellectuelle exemplaire.
Me Trépanier n’avait pas encore accumulé deux ans de pratique qu’il a été plongé précipitamment dans un dossier d’une envergure considérable pour un avocat de son expérience. On lui confiait alors le mandat de demander au plus haut tribunal du pays d’entendre le pourvoi de son client Benoît Proulx, dont l’action en responsabilité civile contre le Procureur général du Québec pour dépôt de poursuite criminelle abusive venait d’être rejetée par la Cour d’appel.
Cette cause revêtait une importance manifeste dans l’ensemble du Canada, puisqu’aucun recours de cette nature n’avait encore été accueilli au pays. De surcroît, cette affaire avait été largement médiatisée vu son historique judiciaire.
Me Trépanier a piloté pratiquement seul le dossier en Cour suprême, de la requête pour permission d’appeler jusqu’à l’audition ultime, où il a plaidé seul au nom de l’appelant. La question posée à la Cour était complexe; il s’agissait de reprendre les critères développés par la Common Law pour lever l’immunité relative du Procureur général et de les transposer dans un contexte de droit civil.
Le travail acharné de Me Trépanier a été récompensé lorsque la Cour suprême a rendu le désormais célèbre arrêt Proulx c. Procureur général du Québec ou une majorité de quatre juges a retenu sa thèse. Cette décision conditionne encore aujourd'hui la pratique du droit criminel au Québec et au Canada.
À peine quelques mois plus tard, Me Trépanier s’est vu confier le mandat de porter une nouvelle cause en Cour suprême, mais cette fois dans les domaines du droit fiscal et du droit des sûretés. L’enjeu de cette cause était capital pour l’ensemble de l’industrie financière, puisqu’il s’agissait de déterminer si les sommes détenues dans un Régime enregistré d’Épargne Retraite pouvaient être fournies comme garantie à un prêt. Encore une fois, le travail soutenu de Me Trépanier et la qualité de sa présentation devant la Cour ont amené la majorité des juges à donner gain de cause à sa cliente.
Me Trépanier a été impliqué dans plusieurs autres dossiers d’envergure. Entre autres, en 2002, il a été dépêché à Montréal pour faire partie de l’équipe représentant la Société canadienne du cancer dans le cadre de la contestation judiciaire des nouvelles dispositions de Loi sur le tabac, dont les compagnies fabricantes de cigarettes contestaient la constitutionnalité. Ici encore, le travail de Me Trépanier et de ses collègues a été couronné de succès.
Outre ses impressionnantes prestations au prétoire, Me Trépanier a su mettre ses qualités de juriste au service de ses pairs. Il a ainsi récemment été mandaté par le Barreau du Québec pour défendre, auprès du ministère de l’Emploi, la coexistence du programme d’Aide Parental aux Travailleurs Autonomes (« APTA ») et du Régime québécois d’assurance parentale, qui était alors remise en question par le gouvernement québécois. Son travail a amené le ministère à reconnaître la pleine compatibilité des deux régimes, le tout au bénéfice des avocats-parents.
Évidemment, les nombreux faits d’arme de Me Trépanier lui ont valu l’estime, voire l’admiration de ses pairs. Pourtant, Me Trépanier est toujours demeuré modeste, préférant expliquer son parcours exceptionnel par l'apport de ses collègues, de ses clients et des jeunes avocats de son cabinet, avec qui il joue un véritable rôle de mentor.
Sur une note plus personnelle, Me Trépanier est l'heureux père de deux magnifiques enfants, dont il est très fier et qui leur procurent, à lui et à sa conjointe Geneviève, un bonheur quotidien.
Me Trépanier est également un sportif accompli et un cuisinier passionné, qui consacre à ses créations culinaires sophistiquées presqu’autant d’énergie qu’à la pratique du droit!
L’ensemble de son parcours comme « jeune avocat » constitue une véritable source d’inspiration pour les membres du Jeune Barreau de Québec et motive chacun à aspirer aux réalisations les plus ambitieuses, puisqu’il nous apprend que tout devient possible lorsqu’on y consacre la passion et l’énergie qui s’imposent.
Il incarne avec merveille cette célèbre citation de Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »

2008
Me Lu Chan Khuong
À l’occasion de la rentrée judiciaire conjointe du Barreau de Québec et du Barreau du Québec, le Conseil du Jeune Barreau de Québec a décerné le prix Louis-Philippe Pigeon à Me Lu Chan Khuong.
Me Khuong est bien connue des membres de la section de Québec. Admise au Barreau du Québec en janvier 1998, elle a quitté depuis peu les rangs du Jeune Barreau puisqu’elle a acquis plus de 10 ans de pratique.
Née au Cambodge de parents chinois, notre lauréate est arrivée à Québec à l’âge de 3 ans. À la fin de ses études en droit et en administration des affaires, c’est à Québec qu’elle a lancé sa carrière. Elle est sans conteste un modèle en matière d’intégration des communautés culturelles à la société québécoise. Dans une ville que l’on dit parfois, à tort ou à raison, peu ouverte envers les minorités visibles, Me Khuong a contribué à développer un champ de pratique très spécialisé en droit administratif, ce qui l’amène aujourd’hui à représenter une vaste clientèle et à plaider aux quatre coins du Québec. De plus, elle n’a cessé depuis son admission au Barreau de s’engager de façon constante et soutenue au sein de sa communauté.
Redonner aux autres une partie de ce que la vie lui a offert, voilà la philosophie de Lu Chan Khuong. Au cours de ses dix premières années de pratique, elle s’est d’abord illustrée en faisant pression auprès du gouvernement canadien dans le dossier du génocide cambodgien. Impliquée au sein du conseil d’administration du Jeune Barreau de Québec à partir de 2002, elle s’est démarquée par son engagement continu et sa détermination dans le cadre de nombreux dossiers, ce qui a notamment permis la renaissance d’une activité caritative à l’attention d’enfants défavorisés et une présence remarquée du Jeune Barreau de Québec en commission parlementaire, dans le cadre du projet de loi 35 en matière de justice administrative. Ses succès l’ont amenée à gravir les échelons du conseil d’administration jusqu’à la présidence du Jeune Barreau de Québec, qu’elle a occupée en 2006.
On ne compte plus les comités au sein desquels elle s’est impliquée à titre personnel au cours des dernières années, que ce soit lors de congrès, auprès du Barreau de Québec ou du Québec, ou encore, au sein de groupes communautaires et d’organisations de notre région. Ces nombreux engagements visaient à faire progresser des dossiers qui lui tiennent à cœur, au nom des jeunes, au nom des minorités ethniques et au nom des moins nantis qu’elle représente souvent dans le cadre de son travail d’avocate de même que pour le rayonnement du droit administratif, un domaine de pratique parfois méconnu et mésestimé.
Ceux qui connaissent Me Khuong savent à quel point elle se démarque par sa bonne humeur, son énergie inépuisable et sa joie de vivre. Et il en faut de l’énergie pour accomplir tant de travail, tout en élevant deux jeunes enfants lorsqu’en plus, on a mari qui aime la politique!
C’est à sa séance du 26 août dernier que le Conseil du Jeune Barreau de Québec a pris la décision de remettre le prix Louis-Philippe Pigeon à Lu Chan Khuong, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la communauté juridique. En effet, c’est pour les raisons évoquées plus haut et bien d’autres qu’elle a été sélectionnée parmi toutes les candidatures reçues.
2007
Me Fannie Lafontaine
C’est lors de la rentrée judiciaire conjointe du Barreau du Québec et du Barreau de Québec, le 7 septembre dernier, que le Jeune Barreau de Québec à remis le prix Louis-Philippe Pigeon à Me Fannie Lafontaine.
Admise au Barreau en 2000, Me Lafontaine a d’abord poursuivi ses études à l’université nationale d’Irlande et de Cambridge pour poursuivre sa carrière, en 2003, comme auxiliaire juridique de l’honorable Louise Arbour à la Cour suprême du Canada.
Elle a poursuivi sa route comme avocate au Centre de justice Globale, cette fois-ci de Rio de Janeiro au Brésil. Elle a su continuer à se démarquer notamment par sa participation à la Commission d’enquête internationale sur le Darfour et son implication au sein du Cabinet exécutif de la Haute-Commissaire des Nations Unis aux droits de l’homme, Madame Louise Arbour à Genève, et ce, jusqu’en décembre 2006.
Maintenant professeur à la faculté de droit de l’Université Laval principalement en droit international pénal et en droit criminel canadien, elle est également membre associée de l’Institut québécoise des hautes études internationales.
Ses démarches afin de faire connaître la situation factuelle ainsi que les implications juridiques du conflit au Darfour lui ont permis de donner plusieurs conférences sur les questions de droit international soulevées par la situation du Darfour. Elle concentre d’ailleurs présentement ses recherches sur la poursuite des criminels de guerre et autres criminels internationaux devant les tribunaux canadiens et continue de s’impliquer activement dans la protection des droits humains, notamment à travers avocats sans frontières.
Récipiendaire de plusieurs prix et distinctions tant lors de son passage à l’Université de Cambridge que de l’Université Laval, notre lauréate de cette année est également la maman d’une jeune fille qui aura bientôt 2 ans et d’une autre qui devrait naître au courant du présent mois de septembre 2007. Le Jeune Barreau de Québec est donc fier de décerner cette année le prix Louis-Philippe Pigeon à Me Fannie Lafontaine.

Récipiendaires des années antérieures
| 2006 |
Me Chantale Coulombe |
| 2005 |
Me Eugénie Brouillette |
| 2004 |
Me Sophie Gauthier |
| 2003 |
Me Richard Ouellet |
| 2002 |
Me Dominique-Anne Roy |
| 2001 |
Me Christine Vachon |
| 2000 |
Aucun récipiendaire |
| 1999 |
Me Marc-André Gravel |
| 1997 |
Me Marie-France Chabot |
| 1996 |
Me Christian Brunelle |
| 1995 |
Me Richard Bourgault |
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Les noms des autres récipiendaires suivront sous peu. |
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